un ton nouveau

Voici quelques mots attente récents du pape François, sur l’Église et sur la bioéthique, un regard profond qui va à l’essentiel. D’abord sur l’Église : « Séparer Jésus de l’Église serait vouloir introduire une dichotomie absurde. C’est véritablement l’Église, la grande famille de Dieu, qui nous apporte le Christ. Notre foi n’est pas une doctrine abstraite ou une philosophie, mais une relation vitale et pleine avec une personne : Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu fait homme, mort et ressuscité pour nous sauver et vivant au milieu de nous. Sans l’Église, Jésus-Christ finit par se réduire à une morale, une idée, un sentiment. Sans l’Église, notre rapport avec le Christ serait soumis à notre imagination, à nos interprétations, à nos humeurs. » (homélie de la messe du 1er janvier 2015). Puis sur les questions de bioéthique, à un groupe de médecins :

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Quand nous pensons à toi…

QuandVinciane nous pensons à toi nous sommes d’abord sidérés par la perte immense qu’a été ton départ. Nous n’en revenons pas. Comment est-ce imaginable qu’un être comme toi puisse être mort ? Et même, nous ne réalisons pas vraiment que tu n’es plus de ce monde, que nous devrons attendre vingt ans ou soixante pour te revoir. Et quand nous le mesurons, notre peine n’a pas de mesure.

Et toi qui vis et qui nous aimes, comment vois-tu cela ? J’ai l’impression que tu ne peux combler notre vide en le visitant, mais que tu peux nous attirer vers ton plein. Tu nous vois regarder notre manque et tu nous fais de grands signes, tu t’agites devant nos yeux pour que nous les levions vers toi qui nous souris. Ton cœur était grand sur la terre, mais maintenant qu’il n’a plus les limites de l’espace ni du temps il nous rejoint encore plus intensément.

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Pourquoi l'embryon ne serait pas une personne?

Benoît XVI, homélie de la veillée de prière pour la vie naissante, 27 novembre 2010, cité en passant

L’homme présente une originalité incomparable par rapport à tous les autres êtres vivants qui peuplent la terre. Il se présente comme un sujet unique et singulier, doué d’intelligence et de libre volonté, et composé d’une réalité matérielle. Il vit simultanément et indissolublement dans la dimension spirituelle et dans la dimension corporelle...

l’amour pour tous, s’il est sincère, tend spontanément à se transformer en attention préférentielle pour les plus faibles et les plus pauvres. C’est dans cette ligne que se situe la sollicitude de l’Église pour la vie naissante, la plus fragile, la plus menacée par l’égoïsme des adultes et l’obscurcissement des consciences.

Il existe des tendances culturelles qui cherchent à anesthésier les consciences sous différents prétextes. En ce qui concerne l’embryon dans le sein maternel, la science elle-même met en évidence l’autonomie capable d’interaction avec la mère, la coordination des processus biologiques, la continuité du développement, la complexité croissante de l’organisme. Il ne s’agit pas d’un cumul de matériel biologique, mais d’un nouvel être vivant, dynamique et merveilleusement ordonné, un nouvel individu de l’espèce humaine. C’est ainsi qu’a été Jésus dans le ventre de Marie. Et ça a été ainsi pour chacun de nous dans le ventre de notre mère. Nous pouvons affirmer, avec l’antique auteur chrétien Tertullien : « Il est déjà un homme, celui qui le sera » (Apologétique, IX, 8). Il n’y a aucune raison de ne pas le considérer comme une personne dès sa conception.

Même après la naissance, la vie des enfants continue d’être exposée à l’abandon, la faim, la misère, les maladies, les abus, la violence et l’exploitation. Les multiples violations de leurs droits qui sont commises dans le monde blessent douloureusement la conscience de tout homme de bonne volonté. Face au triste panorama des injustices commises contre la vie de l’homme, avant et après la naissance, je fais mien l’appel passionné du Pape Jean-Paul II à la responsabilité de tous et de chacun : « Respecte, défends, aime et sers la vie, toute vie humaine ! C’est seulement sur cette voie que tu trouveras la justice, le développement, la liberté véritable, la paix et le bonheur ! » (Evangelium vitae, 5).

la dignité humaine et la loi civile

Le 2 novembre Mgr d’Ornelas, archevêque de Rennes, a fait cette déclaration à l’assemblée des évêques de France :

« La dignité humaine est un appel qui ne peut être étouffé. La protéger chez tous et en toutes circonstances est la vocation de nos lois. Elle est un cri quand justice et liberté sont bafouées. Elle demeure un appel puissant mais silencieux chez les plus vulnérables. Leur simple présence en est l’écho. Heureuse la société qui l’entend et qui, lui répondant, voit surgir d’elle-même des trésors de solidarité et de respect ! »

« Entendre l’appel de la dignité, c’est promouvoir le consentement libre et éclairé (...). Entendre l’appel de la dignité, c’est mettre au centre l’intérêt de l’enfant à naître (...). Entendre l’appel de la dignité, c’est s’engager dans la recherche scientifique pour vaincre l’infertilité médicale, trouver des thérapies et guérir le handicap (...). Entendre l’appel de la dignité, c’est ne pas céder aux tentations auxquelles expose l’étonnant silence de l’embryon humain (...). »

Toute vie mérite d'être vécue

Voici le témoignage deMaryannick Pavageau, tétraplégique depuis 26 ans, qui a reçu, le 27 octobre 2010 la Légion d’honneur pour son engagement contre l’euthanasie.

« Toute vie mérite d’être vécue. Elle peut être belle, peu importe notre état. Et il y a toujours une évolution possible. Voilà le message d’espoir que je souhaite faire passer. Je me suis engagée contre l’euthanasie car ce n’est pas la souffrance physique qui guide le souhait de partir mais un moment de découragement, l’impression d’être un fardeau...Tous ceux qui demandent à mourir sont surtout en quête d’amour.

« Ma vie n’est pas ce qu’elle aurait pu être mais c’est ma vie. Finalement, j’ai gardé les valeurs essentielles. J’ai gardé l’amour ; mon mari et ma fille Myriam, qui avait deux ans à l’époque, m’ont donné la force de me battre. Malgré mes difficultés à m’exprimer Myriam m’a toujours comprise. »

Le concile Vatican II, entre continuité et rupture, les défis d'une herméneutique

A l’heure où certains pensent que le Concile Vatican II n’était qu’un premier pas dans une direction où il faut accélérer le mouvement, tandis que d’autres le regardent comme une erreur inédite, il est temps de faire le point. La grandeur du Concile réside-t-elle d’abord dans les textes votés ou plutôt dans ce que l’on appelle communément l’esprit du Concile ? Je vous invite à la lecture de ce texte de Benoît XVI le théologien, où l’on apprend que rupture et continuité font bon ménage... (discours de Noël 2005 à la curie romaine à l'occasion des vœux)

Le dernier événement de cette année sur lequel je voudrais m’arrêter en cette occasion est la célébration de la conclusion du Concile Vatican II, il y a quarante ans. Ce souvenir suscite la question suivante : Quel a été le résultat du Concile ? A-t-il été accueilli de la juste façon ? Dans l’accueil du Concile, qu’est-ce qui a été positif, insuffisant ou erroné ? Que reste-t-il encore à accomplir ? Personne ne peut nier que, dans de vastes parties de l’Église, la réception du Concile s’est déroulée de manière plutôt difficile, même sans vouloir appliquer à ce qui s’est passé en ces années la description que le grand Docteur de l’Église, saint Basile, fait de la situation de l’Église

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Seule l'Église catholique se tenait carrément en travers du chemin

« Lorsque la révolution nazie survient en Allemagne, c’est sur les universités que je comptais pour défendre la liberté, dont j’étais moi-même un amoureux, car je savais qu’elles avaient toujours mis en avant leur attachement à la cause de la vérité ; mais non, les universités furent immédiatement réduites au silence. Alors je me tournai vers les grands éditeurs de journaux, dont les éditoriaux enflammés des jours passés avaient proclamé leur amour de la liberté ; mais eux aussi, en quelques courtes semaines et comme les universités, furent réduits au silence. Dans la campagne entreprise par Hitler pour faire disparaître la vérité, seule l’Église catholique Croix le long du Lot se tenait carrément en travers du chemin. Je ne m’étais jamais spécialement intéressé à l’Église auparavant, mais maintenant je ressens pour elle une grande affection et admiration, parce qu’elle seule a eu le courage et la persévérance de se poser en défenseur de la vérité intellectuelle et de la liberté morale. Je suis donc bien forcé d’avouer que, maintenant, c’est sans réserve que je fais l’éloge de ce qu’autrefois je dédaignais. »

Albert Einstein, article du Time le 23 décembre 1940

Pie XII “historiquement correct”

Voici un extrait du livre Historiquement correct de Jean Sevillia. Ma propre réflexion sur Pie XII se trouve dans cet autre article.


« Amen dénonce l’attitude du Vatican qui, trahissant ses idéaux et sa mission, ne leva pas le petit doigt pour sauver les Juifs exterminés dans les camps nazis ». C’est toujours le même hebdomadaire de gauche, analysant le film de Costa-Gavras, qui porte ce jugement péremptoire. Mais où sont les preuves ?

Le 25 septembre 1928, Pie XI étant pape, un décret du Saint-Office a désavoué l’antisémitisme : « De même que le Siège apostolique réprouve tous sentiments d’envie et de jalousie parmi les peuples, de même il condamne tout particulièrement la haine contre le peuple jadis élu de Dieu et notamment cette haine que l’on a l’habitude de désigner par le mot antisémitisme ». En 1937, l’encyclique Mit brennender Sorge a fustigé le racisme :

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l’idéologie de la laïcité

Dans zoom un peu plus tard le débat actuel autour de l’inscription de la laïcité dans la constitution, ces réflexions de Wauter Beke, président du CD&V, sont bien éclairantes :

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