26e dimanche A, 27 septembre 2026
Il y a le risque de croire qu’on est en ordre avec Dieu, alors qu’on ne fait pas sa volonté. C’était la situation des chefs des prêtres à qui Jésus parle. Cela peut être la situation du chrétien aujourd’hui qui refuse le chemin de conversion permanente auquel le Seigneur l’invite.
Car on n’est jamais arrivé. Le chrétien est quelqu’un qui remonte la pente. Et il y a une vraie joie à consentir aux efforts de la conversion intérieure, à faire que notre cœur corresponde de plus en plus au cœur de Dieu.
Celui qui suit sa volonté propre peut connaître des satisfactions, parfois une exaltation passagère. Mais celui qui entre humblement dans la volonté de Dieu connaît la joie, la joie profonde, qui surpasse largement les satisfactions auxquelles il a renoncé par obéissance envers le Seigneur, notre doux Maître qui a pris ce chemin avant nous.
C’est la joie qui anima saint François d’Assise lorsqu’il changea son cœur envers les lépreux de la ville. Il le dit lui-même au Seigneur après avoir embrassé le lépreux au matin de sa conversion : « même ce qui m’était amer, tu l’as transformé en douceur ». Il y a une joie à faire la volonté de Dieu. Et aussi : c’est Dieu seul qui peut nous donner et la force et la joie. Il faut les lui demander sans cesse : donne-moi la force d’accomplir ce que tu me demandes, et la joie que toi seul peut donner !
Message final
Chers paroissiens, depuis que j’ai vu le programme des messes du dimanche dans l’unité pastorale de Tournai-Centre il y a quelques mois j’ai su que je devrai tôt ou tard le modifier. Plusieurs raisons s’imposent à nous.
D’une part, je trouve important que les prêtres puissent passer un peu de temps avec les paroissiens avant ou après une célébration. C’est le moment de faire connaissance, d’échanger quelques nouvelles, de demander la prière, de régler l’une ou l’autre chose. À long terme ça ne va pas que le prêtre doive écourter la messe et partir aussitôt vers une autre église.
D’autre part le nombre de prêtres a diminué dans l’unité pastorale, puisque l’abbé Étienne est parvenu lui aussi à l’âge de la retraite et ira épauler l’abbé Delcoigne qui était seul pour toute son unité pastorale de Tournai-Est. Par ailleurs, l’abbé Simon Naveau ne succède pas à l’abbé Bryan Sultana, car il a par ailleurs de nombreuses responsabilités et, comme vicaire épiscopal, ira célébrer des confirmations et répondre à d’autres sollicitations.
Devant cette situation j’aurais pu essayer de saupoudrer encore un peu plus les forces sur tous les lieux, mais je sais d’expérience que c’est un chemin d’épuisement pour tous. J’ai donc proposé à l’Équipe d’animation pastorale une option toute différente. Le samedi soir, peu de changement sauf pour Orcq. Le dimanche, l’horaire garde des messes à 9h ou 10h30. Dans les villages, le nombre de messe passera à une messe par mois, avec un regroupement géographique afin qu’une même communauté puisse tourner sur des villages voisins, et qui intégrera Saint-Jean-Baptiste. En ville, en plus de la messe à 10h à la cathédrale, la messe tournera selon les moyens entre Saint-Quentin, Saint-Jacques et Notre-Dame Auxiliatrice. À Saint-Quentin viendra la messe des étudiants, un soir de semaine. Il y aura une messe fixe chaque dimanche à Saint-Paul à 10h30. Cette église a été choisie parce qu’elle offre un parking aisé et des locaux pour organiser des rencontres avant ou après la messe. Il y a là un potentiel d’avenir, notamment pour les familles. L’animation musicale aura lieu alternativement avec le groupe actuel et avec le groupe de Notre-Dame Auxiliatrice. Enfin, la messe de 18h à Allain reste, comme la Divine liturgie à 17h à La Salette.
Tout cela est un grand bouleversement. Je prie pour qu’il ne nous éloigne pas les uns des autres, mais au contraire nous rapproche et nous permette de tisser de nouveaux liens. Allons de l’avant avec espérance ! N’hésitez pas à signaler si vous trouvez qu’il faut organiser du covoiturage. Le nouvel horaire prend cours la semaine prochaine.

